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Bijlage Solidarité internationale

Détails du document

🏛️ KAMER Législature 55 📁 2934 Bijlage 📅 2022-10-28 🌐 FR

Texte intégral

28 octobre 2022 de Belgique (*) Conformément à l’article 111 du Règlement. Voir: Doc 55 2934/ (2022/2023): 001: Liste des notes de politique générale. 002 à 015: Notes de politique générale. Solidarité internationale NOTE DE POLITIQUE GÉNÉRALE (*)

N-VA : Nieuw-Vlaamse Alliantie Ecolo-Groen Ecologistes Confédérés pour l’organisation de luttes origi PS Parti Socialiste VB Vlaams Belang MR Mouvement Réformateur cd&v Christen-Democratisch en Vlaams PVDA-PTB Partij van de Arbeid van België – Parti du Travail de Belgi Open Vld Open Vlaamse liberalen en democraten Vooruit Vooruit Les Engagés Les Engagés DéFI Démocrate Fédéraliste Indépendant INDEP-ONAFH : Indépendant – Onafhankelijk INTRODUCTION Nous sommes tous confrontés à des défis mondiaux majeurs.

Les différentes crises telles que la pandémie de COVID-19, le changement climatique et la crise alimentaire ont mis à rude épreuve les acquis de la coopération au développement au cours des dernières décennies. Comme la pandémie l’a également montré une fois de plus, ces défis ne sont pas le problème d’un seul pays ou même d’une seule région. Seule la solidarité internationale peut répondre à cette crise mondiale.

Par essence, cet esprit de solidarité implique, à mes yeux, par conséquent de travailler main dans la main avec nos partenaires et de joindre nos forces pour affronter ces gigantesques défis, soutenir ceux qui en ont besoin et construire l’avenir ensemble. Nous devons prendre notre place parmi nos partenaires internationaux. Non pas par charité, mais bien parce que nous rencontrons les mêmes défis et cohabitons tous sur la même planète.

Toutefois, la véritable solidarité ne s’arrête pas là. Il s’agit également de donner aux individus, aux communautés et aux pays la force nécessaire à la construction de leur autonomie. Et cela rejoint le constat que je fais lors de mes missions à l’étranger: les gens veulent mettre la main à la pâte, il suffit de leur donner les ressources nécessaires, le soutien requis et un petit coup de pouce pour se lancer.

En Afrique du Sud, j’ai pu voir la détermination de chacun à prendre la barre. Maintenant que ce pays est parvenu, aidé en cela par la Belgique, à appréhender le fonctionnement d’un vaccin ARNm, il pourra désormais utiliser ce même mécanisme pour développer d’autres vaccins afin de protéger sa population contre toutes sortes de maladies

THÈMES

Climat et environnement de vie: résilience Les conséquences de la crise climatique se font ressentir dans le monde entier. Dans son rapport de 2022, le GIEC établit que 3,3 à 3,6 milliards de personnes vivent dans des régions particulièrement vulnérables aux phénomènes découlant du changement climatique. En outre, la plupart des régions ainsi fragilisées correspondent à nos pays partenaires. Je prends donc ce défi avec tout le sérieux qu’il requiert.

L’année passée, j’ai annoncé que j’élevais le financement des mesures climatiques internationales du gouvernement fédéral à 100 millions d’euros par an. Pour les années à venir,

nous conservons cet objectif, à l’aide de budgets fédéraux structurels et additionnels. Ici, nous continuons de nous concentrer sur la nécessité d’adaptation des pays les plus vulnérables. Par ailleurs, au Sahel, nous avons également lancé le partenariat climat au Sénégal, au Burkina Faso, au Niger et au Mali. Par l’intermédiaire de notre agence d’exécution des mesures de développement, Enabel, nous contribuons ainsi à la construction de la Grande Muraille verte.

Ce sont, au total, 650.000 personnes qui pourront récolter les fruits de ce projet. Une superficie de 40.000 hectares de terre sera réaménagée. À ma demande, un accent spécial sera mis sur l’aide apportée aux femmes: au moins 40 à 50 % des terres seront attribuées à des femmes. Dans les pays les plus vulnérables, dans d’autres pays partenaires (Palestine, Ouganda, Mozambique, etc.), la lutte contre le changement climatique prend également une place importante.

Le partenariat climat au Sahel se concentre également spécifiquement sur les jeunes. Nous sommes la première génération à observer les conséquences du changement climatique, mais nous sommes aussi la dernière génération à pouvoir les atténuer. Par conséquent, c’est essentiellement pour l’avenir de nos enfants et petits-enfants que nous menons cette bataille. Tout au long du partenariat climat, j’entends renforcer le rôle des jeunes dans le débat national, régional et international.

La participation de ces jeunes à la COP27 s’inscrit parfaitement dans cette dynamique. L’année prochaine, j’analyserai encore d’autres pistes de partenariats qui nous permettraient de favoriser la participation des jeunes dans le débat climatique international. De plus en plus de personnes sont convaincues que nous sommes désormais entrés dans une phase du changement climatique où la gestion des dégâts et des pertes prend toute son importance, à côté de la limitation des conséquences du réchauffement et de l’adaptation aux nouvelles conditions météorologiques.

Il est donc important de nous armer face à cette météo extrême afin de pouvoir en limiter les conséquences et afin de favoriser la reconstruction lorsqu’un sinistre survient. Cela requiert également d’investir dans des systèmes d’early warning qui permettront de préparer les citoyens et les pouvoirs publics à affronter les conséquences potentielles de catastrophes naturelles dévastatrices. Ils doivent pouvoir s’armer face à ces phénomènes, savoir où se mettre en sécurité et être en mesure de

limiter les dégâts. Antonio Guterres, Secrétaire général de l’ONU a dernièrement lancé le Systemic Observation Financing Facility (SOFF), par lequel il entend, dans les cinq ans, offrir une protection à toute personne au monde par le biais de systèmes d’early warning. Il s’agit là d’une initiative d’importance que je ne manquerai pas de suivre avec attention. Bien entendu, c’est un combat que nous ne pouvons mener seuls.

Il requiert une collaboration à l’échelle mondiale. C’est pourquoi, cette année, j’ai décidé d’augmenter le soutien au Fonds pour l’environnement mondial à 92,5 MIO euros pour le 8e réapprovisionnement (2022-2025), soit une augmentation de 54 % par rapport au réapprovisionnement précédent. J’étudie également la possibilité d’augmenter notre contribution aux fonds climatiques mondiaux pour l’année prochaine.

En ce qui concerne la biodiversité, la 2e conférence internationale sur la biodiversité dans le bassin du Congo est prévue l’année prochaine. Ce rendez-vous important est organisé en partenariat par le Centre de surveillance de la biodiversité de Kisangani et par plusieurs acteurs belges, dont l’Institut royal des sciences naturelles de Belgique (IRSNB). Quoi qu’il en soit, les forêts du bassin du Congo restent un point d’attention important pour nous.

Un intérêt qui se traduit notamment par notre participation à la Central African Forest Initiative (CAFI). Another perfect storm: crise alimentaire La faim dans le monde gagne déjà du terrain depuis 2015. Le déclenchement de la guerre en Ukraine n’a pas calmé les choses, bien au contraire. D’après le Rapport mondial sur les crises alimentaires, jusqu’à 205 millions de personnes seront confrontées à une insécurité alimentaire aiguë.

Mais la guerre n’est pas la seule cause de la famine grandissante. Le changement climatique, les conséquences du COVID-19, la violence organisée et d’autres conflits contribuent également à cette “perfect storm”. La vulnérabilité de notre système alimentaire actuel est à nouveau clairement mise en lumière. Une récente enquête a démontré que, dans les pays les plus touchés par des catastrophes climatiques, la famine croît particulièrement vite.

Notre système alimentaire et le climat restent donc inextricablement liés. Les solutions à apporter à la crise alimentaire sont autant de solutions pour la crise climatique et vice-versa. Naturellement, en situation de crise, nous devons tout d’abord augmenter la portée de notre aide humanitaire. L’OCHA, le PAM et la FAO sont des partenaires importants dans la lutte contre la faim. Ainsi, cette année, ce

sont 7,5 millions d’euros supplémentaires qui ont été libérés pour des projets complémentaires au Niger et au Mali, en Éthiopie, en Syrie et en RDC. En Éthiopie, nous apportons une aide alimentaire à près de 25.000 enfants sous-alimentés et femmes allaitantes. En Syrie, le PAM et d’autres organisations vont mettre sur pied un système de cantine scolaire. La Belgique est également un donateur important des fonds flexibles de ces organisations, qui leur permettent de réagir rapidement et avec souplesse en cas de crise.

Un budget annuel de 5 millions d’euros est prévu pour le fonds IRA du PAM et le fonds SFERA de la FAO. En réponse à la crise croissante, nous avons débloqué 2,5 millions d’euros supplémentaires pour l’IRA pour 2022. La Belgique figure donc parmi les principaux donateurs du fonds. Cependant, les gens ne veulent pas dépendre des aides indéfiniment. C’est pourquoi nous devons également continuer à investir dans des solutions structurelles.

En soutenant la production locale et durable de denrées alimentaires, nous augmenterons le revenu des populations rurales, renforcerons leur résistance face aux conditions météorologiques extrêmes et favoriserons la sécurité alimentaire des communautés locales. Nous renforçons l’aide à l’agroécologie et favorisons les chaînes de valeur locales et régionales. Ici, nous accordons une attention toute particulière à l’inclusion des femmes, des jeunes et des petits agriculteurs.

Dans pratiquement tous nos portefeuilles bilatéraux, nous œuvrons dans le secteur agricole. Par exemple, pour les partenariats renouvelés pour le Niger, la RDC et l’Ouganda, la lutte contre l’insécurité alimentaire est un pilier important. Au Niger, j’ai pu voir comment la construction d’une usine laitière permettait à des centaines de petits producteurs de la région de bénéficier de l’assurance d’un prix raisonnable pour leur lait et d’un accès à une alimentation saine pour leurs animaux.

Ainsi, nous créerons 7000 emplois dans le secteur de l’agropastoralisme et nous augmenterons les revenus nets des petits producteurs et commerçants de quelque 35 %. En 2022, nous avons notamment donné des instructions portant sur l’ouverture d’un nouveau partenariat au Bénin. L’objectif est de continuer à travailler sur la résilience de la population face aux chocs climatiques et à l’insécurité alimentaire en s’appuyant sur le développement de l’agriculture durable.

Notre partenariat climat dans le Sahel contribue aussi de manière substantielle à la résilience de la population face aux chocs climatiques à venir. Ainsi, nous travaillons à une sécurité alimentaire accrue et à une augmentation des revenus. Au total, 34,5 millions euros seront consacrés à des interventions dans le secteur agricole.

Afin de répondre à l’aggravation de l’insécurité alimentaire dans nos pays partenaires, nous allons libérer des ressources supplémentaires, que nous investirons, par l’intermédiaire de partenaires multilatéraux, dans l’agroécologie et l’agriculture durable pour favoriser la transition vers des systèmes alimentaires durables. PAM, FAO et FIDA jouent un rôle fondamental dans la mise en place du droit à la sécurité alimentaire.

Nous envisageons un nouveau partenariat avec le FIDA afin d’augmenter la portée de notre soutien aux exploitations agricoles de petite taille. Enfin, nous continuons également à investir dans la recherche scientifique et l’innovation afin de trouver des solutions aux défis existants en matière de sécurité alimentaire. Cette année, nous avons conclu une nouvelle convention avec le CGIAR pour la période 2022-2024.

Nous y investissons quatre millions d’euros par an. Ce montant sera notamment consacré à la recherche en matière l’agroécologie, entre autres dans le cadre de la transformation des systèmes alimentaires en Afrique centrale et de l’ouest. L’aide humanitaire reste vitale Le monde est actuellement confronté à une explosion des crises humanitaires. Cette année, en plus de la famine grandissante, c’est un nombre record de personnes qui se sont vues déplacées de force ou qui ont dû prendre la fuite.

Les conflits s’enflamment dans plusieurs régions. En août, une nouvelle vague de violence mortelle a ravagé la Bande de Gaza. Le nord de l’Éthiopie reste, lui aussi, englué dans un conflit qui semble insoluble. Au Yémen, en octobre, le cessez-le-feu provisoire n’a pas été prolongé, laissant à nouveau planer un danger de mort sur des millions de personnes. L’instabilité et le changement climatique menacent la sécurité de millions de personnes au Sahel.

L’est de la RDC reste également en proie à une situation dramatique en termes de sécurité. La Syrie est, encore aujourd’hui, le théâtre d’une des crises humanitaires majeures au monde. Enfin, les catastrophes naturelles, telles que les inondations qui ont dévasté le Pakistan en 2022, emportent, elles aussi, leurs lots de besoins humanitaires. Notre aide reste donc d’une importance capitale pour la vie des populations concernées.

L’année 2022 restera dans nos mémoires comme l’année où la Russie a envahi l’Ukraine. Des millions de personnes (principalement des femmes et des enfants) ont dû tout laisser derrière elles pour fuir vers des endroits plus sûrs. Depuis, c’est un budget complémentaire de 32,5 millions d’euros que nous avons dès lors libéré. D’une part, pour apporter une aide humanitaire pure par l’intermédiaire du Fond

humanitaire ukrainien, du CICR et du NRC. D’autre part, pour soutenir les services de base dans le pays par l’intermédiaire de l’Unicef, de l’OIM, du FNUAP, du Fonds mondial pour les survivants, de la Banque mondiale et du FMI. En 2023, en fonction de l’évolution des besoins, nous déterminerons à nouveau quels efforts doivent être consentis. Il va de soi que nous resterons solidaires avec l’Ukraine. Toutefois, les besoins ukrainiens ne doivent pas nous faire oublier que d’autres crises se poursuivent.

En 2022, nous avons activement demandé le maintien des budgets alloués jusque-là aux autres crises et, partant, la mobilisation de ressources complémentaires pour répondre au besoin en Ukraine. Néanmoins, il devient de plus en plus difficile de répondre à tous les besoins. Le nombre de personnes qui nécessitent une aide humanitaire est grandissant. D’après les derniers chiffres, ils seraient désormais plus de 300 millions à avoir besoin d’une assistance humanitaire.

Soit environ 1 personne sur 25. Malheureusement, différents facteurs laissent à penser que l’augmentation des besoins va encore s’aggraver dans les années à venir. Et pour cause. Les effets de la guerre en Ukraine alourdissent également les besoins ailleurs dans le monde. Le financement international de l’aide humanitaire est par conséquent de moins en moins suffisant. Actuellement, 77 % des besoins humanitaires ne sont pas comblés.

En 2021, ce chiffre n’atteignait que 44 %. Les personnes dont la survie dépend de l’aide humanitaire perçoivent d’ores et déjà fortement les conséquences de ce manque de financement. Une évaluation rendue récemment par l’Évaluateur spécial de la stratégie belge pour l’aide humanitaire reconnaît la qualité de donateur régulier et de principe de la Belgique. Le respect des principes humanitaires et du droit humanitaire international restera donc un élément central de la politique humanitaire belge.

Dans le courant des mois à venir, les résultats et les recommandations de cette évaluation seront utilisés afin de renforcer encore davantage notre politique humanitaire, tenant compte de nos engagements internationaux. En 2023, je continuerai à miser sur un financement qualitatif. Nous investirons à nouveau une grande partie de notre financement (au moins 60 %) par l’intermédiaire de contributions fondamentales à l’OCHA, au HCR, à l’UNRWA, au CICR et au PAM, ainsi que par l’intermédiaire de fonds humanitaires flexibles tels que le CERF, le DREF, l’IRA, le SFERA ou les country-based-pooled funds.

Ce financement flexible confère à nos partenaires la possibilité de réagir rapidement aux crises aiguës.

Par exemple, le CERF a été en mesure, dès le deuxième jour de l’invasion russe en Ukraine, de débloquer 20 millions USD pour répondre aux besoins les plus urgents. Par ailleurs, le CERF veille aussi à ce que les crises qui génèrent moins d’attention reçoivent malgré tout le financement nécessaire. En septembre, il a ainsi pu libérer quelque 100 millions USD supplémentaires pour des crises sous-financées comme celles du Yémen, du Mali, du Mozambique et de l’Ouganda.

Ces dernières années, nous avons choisi d’accorder une attention prioritaire à la protection humanitaire. Nos partenaires onusiens et multilatéraux, ainsi que les ONG planchent sur ce thème, encore trop souvent sous-financé. Il s’agit par exemple de fournir une assistance juridique et de dresser l’inventaire des violations des droits de l’homme, comme le fait le West Bank Protection Consortium en Palestine.

On parlera aussi de prévention et de protection contre la violence sexuelle et basée sur le genre. En RDC, cela fait déjà des années que nous soutenons en la matière les activités du CICR. Cette thématique englobe également la protection des enfants contre les abus et l’exploitation. En Ukraine, nous nous sommes associés à l’Unicef pour financier les Blue Dot Spaces, ces endroits de refuge pour les enfants en fuite.

En 2023, j’entends aussi investir davantage encore dans la localisation de notre aide humanitaire. Ce sont les ONG locales et la société civile locale qui sont en première ligne et qui connaissent le mieux les besoins et les défis en présence. Elles connaissent le contexte et sont généralement les mieux placées pour conjuguer réponse immédiate et mise en place d’une dynamique de résilience, de disponibilité et de reconstruction à long terme.

À ce jour, la Belgique a financé différentes initiatives visant à rompre fragmentation afin de mieux pouvoir implémenter le triple nexus. Ainsi, l’année passée, un appel à projets a été lancé dans le but d’offrir des opportunités économiques aux jeunes évoluant dans un contexte fragile et, par la même occasion, de les impliquer davantage dans la gestion locale. Nous finançons également le fonds Madad, qui apporte formations et emplois aux réfugiés syriens pour qu’ils soient à même de prendre les rênes de leur propre avenir.

En 2023, j’entends dresser un inventaire clair des leçons tirées et des résultats ressortant de ces initiatives dans le but de pouvoir engager notre aide humanitaire de manière plus stratégique dans le contexte des conflits de longue durée. Enfin, la Belgique continue de s’investir pour le renforcement du système humanitaire et de la coordination des différentes initiatives. Aussi avons-nous financé, en 2022, le projet peer-to-peer de l’OCHA, qui vise à

soutenir les coordinateurs humanitaires et les équipes de pays. En outre, la Belgique partagera, en 2023, la présidence du Good Humanitarian Donorship avec la Finlande. La Belgique reste attachée à l’accessibilité des soins de santé pour tous Nous n’avons pas à rougir non plus de la contribution apportée par la Belgique à la lutte mondiale contre la pandémie de COVID-19. Grâce à la solidarité internationale dont nous avons fait preuve depuis 2021, ce sont quelque 8.792.000 doses de vaccin qui ont été distribuées dans des pays qui éprouvaient de lourdes difficultés à en obtenir pour leur population.

En 2022, la Belgique a débloqué un budget supplémentaire de 5 millions euros pour contribuer à l’achat de vaccins supplémentaires par COVAX. Nous avons également contribué, à hauteur de 3 millions d’euros, aux frais de livraison, de logistique et d’achat du matériel de vaccination dans le cadre du mécanisme COVAX, qui vise la diffusion des vaccins. Jusqu’à aujourd’hui, COVAX a été en mesure d’envoyer 1,6 milliard de doses dans 145 pays.

D’ici à la fin de l’année, un milliard de personnes devront être protégées. Toutefois, nous ne devons pas nous reposer sur nos lauriers. Il existe encore des inégalités gigantesques en matière d’accès aux vaccins, et aux médicaments en règle générale. En ce qui concerne le COVID-19, on compte encore une dizaine de pays africains aux revenus faibles ou moyens dont la couverture vaccinale n’atteint pas les 10 %.

En 2022, notre convention avec COVAX nous a permis d’apporter une aide spécifique et ciblée à des pays partenaires comme le Mali, le Niger, le Burundi, le Sénégal, la RDC et l’Ouganda dans leurs efforts d’immunisation. Certes, la solidarité en matière de vaccination à court terme est une nécessité. Mais, dès le départ, nous avons également toujours cherché à mettre en place des solutions structurelles.

Les pays concernés doivent être capables de prendre les choses en main et d’être moins dépendants des libéralités des pays les plus riches. C’est pourquoi, en 2022, nous avons cherché à donner à nos partenaires les ressources nécessaires pour qu’ils puissent concevoir des systèmes de soin de santé plus résistants, à leur transférer des technologies médicales et à leur permettre d’en organiser l’utilisation, et à créer un climat favorable pour la mise en place d’une réglementation et d’une garantie de qualité portant sur les produits médicaux.

Au Sénégal, nous avons investi, avec Enabel, 4 millions d’euros afin de structurer plus efficacement le secteur pharmaceutique. La présence d’instances régulatrices

solides est nécessaire si l’on veut veiller à ce que les médicaments et les vaccins produits soient sûrs et approuvés pour l’utilisation par le public. Au Sénégal, la Belgique collabore avec l’Union européenne et l’Union africaine en vue de favoriser une production locale des vaccins. Au Rwanda aussi, nous avons investi, par l’intermédiaire d’Enabel, dans la mise en place d’une assistance technique et de mécanismes d’échange d’expertise afin de renforcer le secteur pharmaceutique.

En Afrique du Sud, la Belgique, l’Union européenne, l’OMS et d’autres États membres ont soutenu une initiative novatrice de partage des connaissances sur la technologie ARNm. Grâce à ce projet, des vaccins à ARNm pourront être produits en Afrique. Ce que personne ne pensait possible deviendra d’ici peu réalité. En outre, cette initiative dépasse le contexte de la pandémie actuelle: cet investissement stratégique va permettre aux pays africains de réduire leur dépendance aux pays occidentaux en ce qui concerne le bon fonctionnement de leur système de santé.

À l’avenir, la technologie ARNm pourra également servir à combattre d’autres maladies, dont la malaria. C’est pourquoi, en 2023, nous allons continuer à travailler de manière structurelle à la mise en place d’un droit, légitime, d’accès aux systèmes de soin de santé. Dans le cadre de la préparation des futurs programmes de coopération avec le Rwanda et le Sénégal, nous allons miser davantage sur la production locale des médicaments.

Ces deux pays ont d’ailleurs placé cette thématique parmi leurs priorités nationales. Ensuite, notre agence Enabel, s’impliquera dès la fin de cette année, dans la coordination et l’exécution d’un programme régional financé par la Belgique et l’Union européenne. L’objectif est de respecter les promesses que nous avons faites aux pays africains dans le courant de la pandémie de COVID-19 et par l’intermédiaire du Partnership for African Manufacturing of Vaccines (PAVM).

La Belgique joue en la matière un rôle moteur et bénéficie d’une bonne position pour se faire entendre. Les partenaires non gouvernementaux et les acteurs spécialisés tels que l’Institut de médecine tropicale font, eux aussi, de l’organisation structurelle des soins de santé de base une priorité absolue. Ces partenaires valorisent sur la scène internationale l’expertise de nos institutions de recherche afin de garantir un accès durable aux médicaments, services et produits essentiels.

Si nous souhaitons combler les lacunes du système, il est tout aussi important de convaincre et d’impliquer les différents niveaux dont les décisions peuvent être influencées. Des partenariats stratégiques seront envisagés avec la Fondation Bill et Melinda Gates et avec Gavi, notamment sur les domaines qui nous importent: le renforcement des systèmes de soin de santé, la production locale de vaccins et l’organisation du marché pharmaceutique.

Protection sociale – s’éloigner durablement de la pauvreté et des inégalités Pendant la pandémie, la nécessité de mettre sur pied un système de protection sociale dans nos pays partenaires du sud est devenue évidente. Et, malheureusement, la guerre en Ukraine illustre maintenant tout l’impact que l’augmentation des prix de l’énergie et des denrées alimentaires peut avoir sur les populations partout au monde.

Sans systèmes garantissant le pouvoir d’achat, comme il en existe en Belgique, et sans un filet de sécurité sociale, les individus plongés dans la pauvreté sont condamnés à rester entièrement dépendants des œuvres caritatives. C’est pourquoi je m’associe à nos partenaires pour édifier des mécanismes de protection sociale. Nous cherchons ainsi à armer les gens contre le prochain choc et à éviter que les inégalités existantes se creusent encore davantage.

Aujourd’hui, 4 milliards de personnes vivent encore sans aucune protection face à de tels chocs. Et ce que nous faisons fonctionne réellement. Par exemple, dans le courant de ces dernières années, nous sommes parvenus à faire en sorte que pas moins de 300.000 Sénégalais s’affilient à une assurance maladie. En 2022, 2,6 millions d’euros ont été alloués au Flagship Programme Social Protection Floors for All de l’Organisation internationale du travail (OIT).

Cette initiative soutient la mise en place de systèmes de protection sociale dans les pays en développement. La contribution belge cible des mesures de protection sociale vis-à-vis des travailleurs de l’économie informelle au Sénégal et au Burkina Faso. De cette manière, ce groupe particulièrement fragile sur le marché du travail peut attaquer l’avenir doté d’une protection plus efficace et se montre ainsi plus résistant.

De la même façon, pour la région des Grands Lacs, un financement de 3 millions euros a été attribué à l’OIT pour les travailleurs de l’économie informelle. Les projets de transfert monétaire de l’UNICEF en RDC, en Ouganda et au Burundi portent leurs fruits. Au Burundi, la Belgique contribue à un projet impliquant le versement d’allocations familiales à un total

de 56.000 foyers, mais également à la mise en place d’un accompagnement visant à apprendre aux bénéficiaires à affecter cet argent de manière optimale dans le cadre de l’éducation des enfants. Ce projet rencontre un tel succès que l’UNICEF l’étendra à tout le pays en 2023. Par ailleurs, l’implémentation du portefeuille thématique protection sociale d’Enabel a également débuté en Afrique centrale. Ce portefeuille est aussi intrinsèquement lié au paramètre emploi, car disposer d’un travail décent est la meilleure protection contre la pauvreté et implique le versement d’une cotisation aux mécanismes de protection sociale.

Grâce à cette initiative, quelque 60.000 personnes auront accès à une assurance maladie ou au congé de maternité. Près de 30.000 travailleurs actifs dans l’économie informelle profiteront, quant à eux, d’une amélioration de leurs conditions de travail et de leurs droits. De plus, plus de 2 millions de travailleurs et d’employeurs seront sensibilisés concernant leurs droits et devoirs, ainsi que concernant les possibilités de la protection sociale.

Cela vient en outre s’ajouter aux efforts fournis par l’intermédiaire d’Enabel en matière de soins de santé accessibles et payables (par exemple à l’aide d’une caisse d’assurance maladie) au Niger, en Ouganda, en RDC, au Burundi, au Sénégal, en Mauritanie et au Rwanda et aux efforts en termes de travail décent au Maroc, en Tanzanie, en Palestine, en RDC et en Ouganda. Avec ce travail, nous aidons de nombreux jeunes et de nombreuses femmes à obtenir les formations dont ils ont besoin et à trouver un travail décent.

Nous renforçons également les entreprises pour qu’elles puissent créer des emplois meilleurs et plus nombreux aux entreprises pour qu’elles puissent créer des emplois plus nombreux et dans de meilleures conditions. Nos partenaires non gouvernementaux font, eux aussi, du combat pour la protection sociale et le droit à un travail décent une priorité. Avec le Cadre stratégique commun Travail décent, 9 instances non gouvernementales spécialisées collaborent avec leurs partenaires dans plus de 20 pays autour de la création durable d’emplois, du renforcement des droits des travailleurs, de l’élargissement et de l’approfondissement des mécanismes de protection sociale et du renforcement du dialogue social.

Évidemment, l’Organisation internationale du travail (OIT) reste notre principal partenaire multilatéral en matière de protection sociale et de travail décent. Mais la Belgique continuera de s’investir également au sein du Conseil d’administration du Groupe de la Banque mondiale pour que la recherche d’une protection sociale universelle reste haut dans la liste des priorités.

Donner toutes les chances aux jeunes Dès le départ, les jeunes ont occupé une place centrale dans la politique belge de solidarité internationale. Cela ne change pas en 2023. En effet, ce sont les efforts que nous fournissons aujourd’hui qui déterminent si le monde dans lequel évolueront les prochaines générations sera un endroit chaleureux ou, au contraire, dangereux. Donner les armes nécessaires aux jeunes, cela commence par l’enseignement.

Offrir un enseignement de qualité aux jeunes, c’est aussi leur donner les clefs pour qu’ils soient en mesure de construire leur propre avenir, de trouver un emploi, de créer leur petite entreprise, mais aussi de faire des choix informés dans un monde toujours plus complexe. Faire des choix, notamment en matière de planification familiale. Les jeunes peuvent ainsi se montrer critiques et faire entendre leur voix, s’activer politiquement, pour ne plus être de simples spectateurs, mais aussi des acteurs de leur environnement.

Bien entendu, notre soutien aux partenaires multilatéraux tels que le Partenariat mondial pour l’éducation (GPE) et l’UNICEF reste inchangé. Grâce au GPE, 88 millions d’enfants en plus pourront prendre le chemin de l’école. En outre, le GPE est une des quelques rares organisations encore présentes en Afghanistan pour aider les enfants à aller à l’école. Sur un plan bilatéral, l’enseignement a à nouveau été repris parmi les points d’attention dans plusieurs de nos pays partenaires, par exemple au Niger, en Palestine, au Congo, en Tanzanie et en Ouganda.

Dans chacun de ces pays, nous allons aider les jeunes garçons et les jeunes filles à construire leur avenir, grâce à l’enseignement, mais aussi en leur proposant des formations professionnelles et en leur ouvrant la voie du travail et de l’entrepreneuriat, notamment dans l’économie verte et dans les chaînes alimentaires durables. En Palestine, nous continuons à œuvrer pour la construction de bâtiments scolaires verts et de qualité et pour la garantie d’un accès à l’enseignement aux enfants palestiniens, notamment à Jérusalem-Est.

Mais nous continuons à défendre, en Ouganda, au Niger et à bien d’autres endroits, le droit à un enseignement accessible et de qualité pour tout un chacun. Les résultats enregistrés dans ce secteur par notre agence Enabel dans le courant de ces dernières années sont encourageants. Plus de 200 écoles neuves ou rénovées pour plus de 65.000 élèves et plus de 200.000 enseignants formés. Ce sont des résultats dont nous pouvons être fiers.

Nous allons continuer sur cette lancée et allons concentrer encore plus, par exemple, sur la qualité de l’enseignement prodigué et sur l’attention apportée aux sciences et aux mathématiques.

Au Congo, en ce qui concerne ce développement au sens large, nous allons pour la première fois travailler à l’épanouissement culturel des jeunes. Une dimension qui fait partie de notre quotidien chez nous, mais dont trop de jeunes sont encore privés à ce jour. Pourtant, le Congo est un pays riche. Riche en matières premières, riche en culture et riche d’un passé commun, mais difficile. Dans cette perspective, le développement des jeunes congolais joue un rôle essentiel.

Par ailleurs, les Congolais sont une population jeune, une population qui doit avoir ses opportunités. Des opportunités qu’ils pourront d’autant plus saisir si nous regardons notre passé commun d’un œil objectif. En matière d’enseignement, nos acteurs non gouvernementaux font partie des meilleurs au monde. Ainsi, la Banque mondiale a demandé à l’organisation spécialisée VVOB de la conseiller sur le renouvellement des programmes et systèmes mondiaux de développement professionnels pour les enseignants.

C’est une belle façon de mettre en valeur notre décision de miser largement sur l’innovation et la qualité dans nos partenariats. La collaboration avec les universités et les hautes écoles reste également une des figures de proue de la coopération belge au développement. Les connaissances, l’expertise et l’innovation figurent par ailleurs parmi nos ressources principales. Par le biais de nos partenariats avec la coopération académique au développement, nous veillons à ce que l’exploitation de ces ressources permette, dans les pays du sud également, de dégager des solutions durables face aux défis portant notamment sur la sécurité alimentaire, l’environnement de vie et la gestion énergétique.

Citoyens du monde L’idée d’une citoyenneté mondiale est et reste un axe de travail important. Les différents programmes existants en la matière favorisent le débat et le dialogue autour des défis auxquels nous sommes confrontés en tant que société. Il est important de donner matière à réflexion aux jeunes et de leur apprendre à se montrer critiques face à l’océan d’informations et d’opinions qui les entoure.

L’année passée, les programmes belges en matière de citoyenneté du monde ont été repensés dans le but de leur donner plus de portée et de densifier les dynamiques collaboratives. Au sein d’Enabel, une équipe jeunes unique a été fondée, BE GLOBAL. Celle-ci se penche sur la thématique de la citoyenneté critique dans les domaines de l’enseignement, mais également en concertation avec le secteur de la jeunesse.

Dans le cadre d’une refonte profonde du programme Junior d’Enabel, nous avons planché sur les trajets de mise à l’emploi, d’une part, des jeunes talents dans les pays du sud, mais aussi, d’autre part, des jeunes d’ici qui sont actifs dans le secteur de la solidarité internationale. De cette manière, nous contribuons au renforcement des capacités des jeunes partout au monde. Ensuite, un nouveau volet au sein du programme vise à offrir des pistes aux jeunes issus de l’enseignement technique et professionnel et leur permet de bâtir des expériences internationales.

Ensuite, nous poursuivons notre investissement dans les dynamiques de peer learning avec des enseignants issus des pays partenaires que sont l’Ouganda, la Palestine et la RDC. En outre, pour la première fois, une “Global Teacher Academy” sera organisée en collaboration avec le Musée de l’Afrique. Des enseignants y seront plongés dans les défis mondiaux et découvriront comment ceux-ci peuvent être intégrés dans un contexte scolaire.

Défendre l’Égalité des genres En 2022, la question du genre a été systématiquement intégrée dans tous les nouveaux programmes de coopération gouvernementale. Une approche de gender mainstreaming que nous maintiendrons en 2023. Nous devons soutenir tant les femmes que les hommes qui jouent un rôle de modèles. Le modèle de la femme leader sera une source d’inspiration pour les hommes et les femmes, les invitant à entreprendre et à créer des opportunités pour leur communauté.

Dans ce cadre, les organisations africaines locales, mais aussi les réseaux régionaux ou internationaux d’organisations de femmes (citons FemNet ou REFELA) recevront un soutien. En particulier les organisations de femmes qui se battent pour l’égalité des genres, le leadership, la participation politique et la mise en avant de modèles féminins, et le droit à l’autonomie corporelle. Dans cette perspective, l’activisme conserve, lui aussi, toute son importance.

Cette année, la conférence She Decides a été organisée à Bruxelles. Ce sont plus de 200 participants, principalement des jeunes et des femmes activistes du genre, qui se sont exprimés sur le dangereux recul politique que connaissent certains pays: interdiction de l’avortement, homophobie, discrimination liée au genre et autres opinions rétrogrades sur le genre. Ces activistes mènent un combat de terrain, mais ont également besoin de notre soutien dans les sphères décisionnelles.

C’est pourquoi la Belgique poursuivra sa collaboration avec eux.

L’autonomisation des femmes signifie également qu’elles doivent pouvoir choisir si et quand elles souhaitent avoir des enfants. Grâce au financement belge du FNUAP entre 2018 et 2021, 720.000 grossesses non désirées ont été évitées, 1,3 million de femmes et de jeunes ont eu accès à des services de santé reproductive et 4300 jeunes filles ont été sauvées de pratiques de mutilation génitale. En 2023-2025, nous maintiendrons notre soutien au FNUAP (UNFPA Supplies).

Ce programme, qui contribue à ce que des moyens de contraception modernes et de qualité soient mis à la disposition de millions de personnes de par le monde, conserve toute son importance. Enfin, si nous souhaitons favoriser le respect des droits des femmes et combattre la violence liée au genre, nous devons travailler avec des organisations qui, elles-mêmes, appliquent les normes les plus strictes en termes d’intégrité.

Après qu’en 2018, les organisations partenaires belges en matière de coopération au développement ont déjà envoyé un signal fort en signant et en appliquant volontairement une Charte Intégrité, l’AR Intégrité est désormais en cours de finalisation. L’objectif est de donner force de loi à cette Charte et de mettre sur pied un centre de signalement neutre où les cas d’abus sexuel pourront être signalés.

Car les abus sexuels ne peuvent jamais être tolérés. Poursuivre la lutte pour les droits de l’homme Les rapports dressés par Amnesty International, Human Rights Watch, CIVICUS ou IDEA sont sans équivoque. Mais nous observons aussi toute la détermination des organisations de défense des droits de l’homme et d’une société civile qui entendent bien ne pas baisser les bras. C’est pourquoi nous continuons d’investir dans des organisations de défense des droits de l’homme et dans une société civile indépendante et solide à même de faire entendre sa voix pour le changement en réunissant les gens et en mettant les pouvoirs publics face à leurs responsabilités.

En effet, la société civile joue un rôle fondamental dans toute démocratie. Elle représente un espace où les gens peuvent se réunir, déterminer des intérêts et des objectifs communs et mettre les systèmes existants face à leurs lacunes afin de concevoir ainsi une société plus inclusive et plus légitime. Le collectif d’acteurs civils locaux et internationaux “Le Congo n’est pas à vendre” illustre parfaitement ce phénomène.

Grâce à la masse critique qu’ils sont parvenus à réunir afin d’affronter la problématique de la corruption en RDC, et pas uniquement par leur contribution aux “Congo Hold-Up” papers, ils ont euxmêmes créé l’espace civil nécessaire au débat autour

de ce sujet et ont réussi à pousser les décisionnaires à prendre des mesures. Atteindre un tel résultat n’est pas une mince affaire. L’année prochaine, nous allons dès lors continuer à travailler sur les liens de collaboration noués dans le courant de ces dernières années afin de soutenir et protéger les organisations locales de défense des droits de l’homme et la société civile dans les pays partenaires.

Développement du secteur privé et chaîne d’approvisionnement durable Pour garantir un travail décent pour les petits producteurs des pays partenaires et assurer un revenu minimum vital, nous devons également travailler en étroite collaboration avec le secteur privé. Les entreprises apportent des emplois, mais cela ne doit pas s’arrêter là. Le travail doit être organisé dans les meilleures conditions, que ce soit sur le plan social ou en matière de respect pour l’environnement de vie.

En 2022, nous avons continué à travailler avec BIO afin d’augmenter l’impact de cette organisation sur le développement. C’est désormais une stratégie climatique ambitieuse qui est sur la table. Celle-ci fait de BIO un acteur à part entière dans la lutte contre le changement climatique. Dans cette nouvelle perspective, BIO accordera désormais plus d’attention à l’enjeu climatique dans son cycle d’investissement et s’alignera sur les ambitions formulées dans l’Accord de Paris.

Elle contribuera par ailleurs également à l’adaptation des pays en voie de développement. En 2023, BIO révisera sa stratégie agricole. L’objectif est toujours de faire migrer chez le producteur une plus grande partie de la création de plus-value générée par la chaîne alimentaire. BIO mettra également davantage l’accent sur la sécurité alimentaire et étudiera les possibilités d’investir plus dans l’agroforesterie.

De plus, nous nous associerons à BIO pour concevoir une nouvelle stratégie, qui définira clairement comment l’organisation peut travailler avec son public à l’obtention d’un revenu minimum vital pour les travailleurs et les petits producteurs. En 2022, il a été décidé de maintenir notre soutien financier à la plate-forme Beyond Chocolate. Beyond Chocolate est une collaboration dans le cadre de laquelle les pouvoirs publics, des entreprises et des organisations issues de la société civile se réunissent pour travailler à la mise en place d’une chaîne de valeur durable pour les produits du cacao.

Cela illustre bien la façon dont une chaîne d’approvisionnement durable peut être soutenue dans un secteur en particulier. À l’avenir, le partenariat mettra encore davantage l’accent sur l’impact sur le terrain. L’objectif reste inchangé: améliorer le travail de l’équivalent de 140.000 producteurs locaux en passant par

un processus de certification et par la mise à disposition d’une assistance technique pour les membres. Beyond Chocolate demandera aux participants de prendre des engagements plus concrets et concevra une procédure visant à rayer les membres qui ne tiennent pas leurs promesses. En outre, il est clair que ce type d’initiatives devra, à terme, pouvoir poursuivre son chemin sans aide financière publique.

Pour 2023, il sera envisagé si une nouvelle initiative innovante peut être financée dans le domaine du transfert de technologies. La pandémie de COVID-19 a mis en lumière la nécessité de partager les solutions technologiques avec les pays en développement. Grâce à l’attribution de “licences sociales” ou de “licences de développement” à des organisations et des entreprises actives dans les pays en voie de développement, des technologies occidentales brevetées peuvent être affectées à des applications adaptées au contexte social et climatique local.

La propriété intellectuelle d’une entreprise est protégée, mais peut malgré tout être utilisée pour aider des milliers de personnes. Le potentiel de ce genre de solution est sans limites. Enfin, l’entrepreneuriat féminin, d’une importance capitale dans les pays en voie de développement, sera mis en exergue. Un “female entrepreneurship award” sera remis en 2023 à quatre entrepreneuses qui sont un modèle pour leur communauté.

Elles recevront un soutien pour incarner une source d’inspiration pour d’autres femmes et jeunes filles qui rêvent de faire la différence. Investir durablement dans la solidarité internationale L’Aide publique au développement (APD) est un levier important permettant de rester en lice dans la course à la réalisation des Objectifs de développement durable. Vu l’ampleur des défis auxquels nous sommes confrontés, nous devrons envisager le plus large panel de sources de financement possible.

Le laboratoire d’idées britannique ODI juge qu’il est possible de mettre fin à l’extrême pauvreté si les pays en voie de développement parviennent à augmenter les impôts sur le revenu de vingtcinq pour cent. De cette manière, ils pourront également réduire leur dépendance aux financements issus des marchés de capitaux et une voie de résolution durable sera ouverte pour la problématique de l’endettement.

Dernièrement, cette stratégie a déjà été renforcée dans le cadre de l’engagement belge au sein de l’Initiative fiscale d’Addis-Abeba. Ainsi, le financement du soutien des administrations fiscales dans nos pays partenaires a été substantiellement augmenté et la collaboration avec l’Initiative pour la transparence des industries extractives

(EITI), dans le cadre de laquelle les pouvoirs publics, les entreprises minières et les ONG collaborent pour rendre le secteur minier plus durable, a été renforcée. Dans le courant des années à venir, nous travaillerons, par l’intermédiaire de conventions de coopération bilatérales avec les pays partenaires, à la suspension des exonérations fiscales. Mais l’aide que nous apportons aux pays partenaires, en vue de mobiliser les ressources nécessaires à des investissements dans des services de base tels que l’enseignement, les soins de santé et l’organisation de la sécurité alimentaire, prend également d’autres formes.

Au Congo, nous travaillerons sur la politique fiscale et budgétaire, dans le but d’améliorer et de rendre plus transparente l’utilisation des ressources financières congolaises afin d’augmenter la qualité des prestations sociales fournies à la population. Dans ce contexte particulier, la communauté internationale se tourne également vers les différentes banques de développement et leurs actionnaires pour maintenir les investissements dans les infrastructures clefs et les services élémentaires.

L’année dernière, la Belgique a pris sur elle la responsabilité de veiller à ce que ces institutions soient armées pour l’avenir. En décembre 2021, le gouvernement a pris la décision de participer au 20e réapprovisionnement de l’Association internationale de développement de la Banque mondiale. Ce fonds permettra, dans les 3 ans à venir, à ce que plus de 93 milliards USD soient libérés pour les pays les plus pauvres et les moins développés.

Les priorités annoncées sont les mêmes que les nôtres: investir dans la santé, l’enseignement et la protection sociale, lutter contre le changement climatique, accorder plus d’attention aux contextes fragiles et à l’égalité des genres. Fin de l’année, les négociations portant sur le 16e réapprovisionnement du Fonds africain de développement toucheront également à leur but. Ce fonds est un levier crucial pour l’accès à un financement au bénéfice des économies africaines les plus pauvres et de nos pays partenaires en particulier.

Le problème de la durabilité de la dette des pays vulnérables doit, dans un premier temps, être appréhendé dans une perspective multilatérale. C’est pourquoi la Belgique plaide, à l’échelle internationale, pour une action plus collective qui nous ferait gagner un temps précieux. Si nous attendons trop longtemps, le coût humain et financier risque de grimper pour toutes les parties impliquées. Pour finir, la Belgique se joindra aux efforts existants pour utiliser au maximum les Droits de tirage spéciaux octroyés par le FMI pour les pays qui en ont le plus besoin.

Les transferts d’argent internationaux des migrants, ou “rémitances”, constituent également une source de revenus essentielle pour nombre de nos pays partenaires.

Le potentiel de ces revenus pour le développement durable peut encore être davantage mis à profit si les coûts de transaction sont réduits. C’est pourquoi nous réunissons à Bruxelles diverses parties prenantes internationales afin d’identifier les défis et les opportunités. Nous lançons également un nouveau partenariat avec l’OIM. Nous assurons une plus grande transparence et une meilleure sensibilisation en répertoriant les données qualitatives et quantitatives sur les transferts de fonds.

Nous veillons à ce que la diaspora dispose de toutes les informations et de tous les outils nécessaires lorsqu’elle souhaite transférer de l’argent. L’objectif est toujours d’accroître la contribution des transferts de fonds au développement durable. Partenariats Bilatéraux Après une longue période en affaires courantes, la programmation de notre politique de coopération bilatérale avait pris énormément de retard.

Nous avons vite compris que la programmation devait encore être lancée pour les 14 pays partenaires dans le courant de cette législature. Cela a été fait et, en 2023, de nouveaux partenariats verront le jour avec le Maroc, le Burkina Faso, le Bénin, la Guinée, le Sénégal, le Rwanda et le Burundi. Et, cette année encore, comme prévu, nous approuverons les portefeuilles Tanzanie, Ouganda et RD Congo. Ici, nous travaillerons sur les grands défis mondiaux: le climat, la sécurité alimentaire, la protection sociale et les soins de santé, l’enseignement et le travail, avec une attention prioritaire accordée à la position des filles et des femmes et aux opportunités qui leur sont laissées.

Au Mali, la situation est particulièrement complexe, car il faut évoluer dans un contexte instable. Ce constat s’applique d’ailleurs à de nombreux pays partenaires impliqués dans notre coopération au développement. Indépendamment de la situation politique ou du degré de sécurité qui règnent dans certains pays, nous nous devons de faire tout ce qui est en notre pouvoir pour ne pas abandonner la population, qui souffre souvent de cette instabilité.

Systématiquement, nous cherchons des solutions pour maintenir en place dans la mesure du possible les activités d’Enabel, qui sont d’une importance vitale pour la population. En outre, un nouveau contrat de gestion avec Enabel sera négocié en 2022. Celui-ci doit entrer en vigueur en 2023. Le changement principal implique que le pays partenaire reprend la place qu’il doit avoir, à savoir celle d’un partenaire avec lequel nous interagissons d’égal à égal et qui est impliqué dès le départ dans les discussions

relatives à un nouveau programme de coopération. La société civile et d’autres acteurs belges seront également davantage impliqués dans ces discussions. Ensuite, nous accorderons une attention plus approfondie à l’analyse des leçons tirées du passé avant d’entamer la concertation sur une nouvelle programmation. Enfin, nous avons également simplifié le cycle de programmation, lorsque c’était possible, et y avons insufflé plus de flexibilité, sans toutefois sacrifier la phase, nécessaire, des checks and balances.

Société civile L’année dernière a été capitale pour les acteurs belges accrédités de la coopération non gouvernementale. Le cycle d’évaluation des nouveaux programmes quinquennaux a été clôturé avec succès. Qualité, efficacité et rationalité ont été au centre de ce dispositif. Cette qualité se traduit par un financement solide, prévisible et stable sur le long terme. Prévisibilité et stabilité sont d’ailleurs fondamentales pour la société civile dans nos pays partenaires si elle souhaite apporter des changements et enregistrer de bons résultats.

C’est pour cette raison que le portefeuille disponible pour les acteurs non gouvernementaux a donc grimpé de 7 % par rapport à la période 2017-2021. BIO et autres partenaires PSD En 2023, le nouveau contrat de gestion sera négocié entre BIO et l’État belge. À cette occasion, les priorités stratégiques de l’organisation seront révisées. La lutte contre le changement climatique deviendra une priorité absolue pour l’organisation.

Je souhaite profiter de ces négociations pour donner plus de marge de manœuvre à BIO dans son analyse des dimensions écologique et sociale des investissements et dans l’intensification de leur suivi, dans le respect de son devoir de diligence. Cela devra nous permettre de limiter à un minimum le risque de conséquences négatives des investissements. Il convient alors de se poser la question de la révision du modèle de financement de l’organisation.

Ensuite, le programme Trade for Development d’Enabel sera prolongé en vue de renforcer la politique relative aux chaînes d’approvisionnement durables. L’expertise et la connaissance empirique de ce centre seront mises à profit dans l’élaboration d’une politique de mise en place de chaînes de valeur durables et d’organisations qui y travaillent. Le Trade for Development Centre fournira un accompagnement aux coopératives et aux organisations de soutien à l’œuvre dans les pays partenaires de la coopération bilatérale, mais aussi à des initiatives

telles que Beyond Chocolat. Enfin, l’expertise de ce centre sera aussi utilisée à des fins d’information des consommateurs et des dirigeants, non seulement en Belgique, mais également dans ces pays partenaires. Partenaires multilatéraux “A winter of global discontent is on the horizon.” Ces mots ont été prononcés par le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, le 20 septembre, lors de l’ouverture du High Level Debat annuel de l’Assemblée générale de l’ONU.

Une allocution qui résume fidèlement les défis mondiaux également mentionnés au début de cette note de politique. Mais ces mots doivent avant tout nous motiver à travailler main dans la main par le biais des mécanismes de la solidarité internationale. Et, justement, en matière de solidarité internationale, l’Organisation des Nations Unies reste notre référence ultime. La Belgique reste confiante quant à la puissance des relations multilatérales et des principes contenus dans la Charte de l’ONU.

Nous pouvons d’ores et déjà être fiers des résultats obtenus grâce à cette collaboration. Prenons par exemple la pandémie de COVID-19. Nous avons été capables de prendre le leadership mondial en collaboration avec l’OMS et d’autres partenaires afin de lancer la production locale de vaccins et de médicaments dans des pays tels que le Sénégal et l’Afrique du Sud. La collaboration étroite que nous avons nouée avec l’ONU s’étend également dans d’autres domaines.

L’appel à la constitution d’un Fonds mondial pour la protection sociale, auquel je me suis joint également, s’est traduit dans les faits par le lancement du Global Accelerator on Jobs and Social Protection for Just Transitions (Accélérateur mondial pour l’emploi et la protection sociale pour des transitions justes). Cette initiative onusienne a mon soutien politique. Soutien que j’ai encore exprimé récemment lors de l’Assemblée générale de l’ONU.

Sur le plan concret, nous contribuons aussi à l’émergence de systèmes de protection sociale dans différents pays partenaires avec des organisations de l’ONU telles que l’UNICEF et l’OIT. En concertation avec nos partenaires ONU, j’ai d’ores et déjà l’intention de maintenir ce rôle de leader mondial l’année prochaine dans ces thématiques, mais aussi dans d’autres domaines figurant parmi mes priorités.

Ici aussi, l’objectif sera d’augmenter notre impact dans les pays en voie de développement dans nos problématiques prioritaires.

L’importance de la cohérence des politiques Le dossier de la chaîne d’approvisionnement durable illustre parfaitement le principe de cohérence des politiques. Les consommateurs souhaitent toujours plus avoir la garantie que ce qu’ils achètent a été produit de manière durable, que la production ne se fait pas dans des conditions inhumaines, que les ouvriers obtiennent un revenu minimum vital et que l’environnement de vie a été préservé.

De plus, les entreprises sont toujours plus nombreuses à comprendre la nécessité de ces considérations éthiques. Mais le travail abattu sur le terrain en la matière doit toutefois pouvoir s’appuyer sur une législation concrète. Pas uniquement parce qu’il est logique que chaque entreprise prenne ses responsabilités, mais aussi parce que celles qui jouent le jeu ont besoin de bénéficier d’une sécurité juridique suffisante et doivent être certaines que leurs efforts ne les désavantageront pas vis-à-vis de la concurrence.

Nous nous efforcerons donc continuellement de concevoir une législation ambitieuse aux niveaux belge et européen imposant la mise en place de chaînes d’approvisionnement durables. Ce qui sera bénéfique pour les habitants des pays en développement, mais également pour les entreprises qui évolueront ainsi dans un cadre de travail plus transparent. C’est pourquoi l’année 2022 a vu la signature de la Duits-Nederlandse Verklaring (Déclaration germanonéerlandaise) sur le salaire et le revenu minimum vital.

En effet, un revenu minimum vital reste une condition de base pour la mise en place d’une dynamique de développement durable. Ce n’est que lorsque les producteurs sont en mesure de payer leur nourriture, leur logement, leurs soins de santé et la scolarisation de leurs enfants dans la chaîne de valeurs que nous pouvons effectivement engager le combat contre, par exemple, la déforestation et le travail des enfants.

Avec cette signature, la Belgique se joint donc aux efforts européens et internationaux. En 2023, nous continuerons à travailler avec les Pays-Bas et l’Allemagne sur l’exécution de cette Déclaration. Je veille à suivre de près d’autres dossiers belges et européens également pour que l’impact que notre politique génère sur les populations installées ailleurs sur cette planète bénéficie aussi d’une attention.

Par exemple, dans le dossier portant sur la réduction de l’utilisation des biocarburants de première génération, je demande à ce que l’impact pour les pays du sud soit pris en compte dans la détermination de la trajectoire de sortie.

Le ministre chargé de la Coopération au développement, Frank VANDENBROUCKE

Annexe : La contribution de la Belgique a Les Objectifs de développement durable (ODD) se belge. Ce programme de développement durable en notamment pour éradiquer l'extrême pauvreté d'ici 2 Il va sans dire que la solidarité internationale belge objectifs. Dans le même temps, les pays eux-mê politiques pour enregistrer des progrès. La Belgiqu donc les portefeuilles gouvernementaux sur les prio Le suivi des progrès réalisés par rapport aux ODD e contribution belge à cet égard est difficile à isoler indiquer la direction et ils offrent un certain nombre et programmes belges dans les pays partenaires : - Ne laisser personne de côté : la solida poursuivre le progrès pour tous les groupe appliquée par la Belgique est un moyen imp Tous les objectifs sont indissociablemen dans la plupart des cas, des progrès sur domaine peut aussi signifier une régression prospérité sur le climat.

Ce scénario doit êt n'ont pas d'impact négatif sur un autre dom Parties prenantes multiples : chacun pa 2030. Il est illusoire de penser qu'il n'est problèmes complexes. Nous sommes tous partenaires belges doivent se parler, partag est plus que la somme des parties.

Vous trouverez ci-dessous un aperçu des ODD et d Cette liste n'est pas exhaustive, mais elle reflète les

ODD 1 Éliminer la pauvreté sous toute

1.1 Éliminer l'extrême pauvreté 1.3 Mettre en place des systèmes et mesures de p 1.5 Renforcer la résilience des pauvres et des p vulnérabilité aux phénomènes climatiques extrêm économique et social

ODD 2 Éliminer la faim, assurer la sécurité alim agriculture

2.1 Éliminer la faim et garantir l'accès de tous, en p et des enfants, à une alimentation suffisante, saine 2.2 Mettre fin à toutes les formes de malnutrition 2.3 Augmenter la productivité agricole et les reven 2.4 Assurer des systèmes de production alimen résilientes qui augmentent la productivité, respec climatique et améliorent la qualité des sols. 2.5 Préserver la diversité génétique des semences

ODD 3 Permettre à tous de vivre en bonne

3.1 Réduire la mortalité maternelle 3.2 Eliminer les décès évitables de nouveau-nés e 3.3. Mettre fin aux épidémies telles que le SIDA, tropicales négligées, et combattre les autres mala 3.4 Réduire d'un tiers, par la prévention et le traite maladies non transmissibles et promouvoir la sant 3.7 Assurer l’accès de tous à des services de stratégies et programmes nationaux. 3.8 Faire en sorte que chacun bénéficie d’une cou services de santé essentiels de qualité et à des m de qualité et d’un coût abordable.

3.b Appuyer la recherche et la mise au point de transmissibles ou non, qui touchent principalement accès, à un coût abordable, à des médicaments et de Doha sur l’Accord sur les ADPIC et la santé pu 3.d Renforcer les moyens dont disposent tous les matière d’alerte rapide, de réduction des risques mondiaux.

ODD 4 Promouvoir un enseig

4.1 Faire en sorte que toutes les filles et tous les complet d’enseignement primaire et secondaire gr 4.3 Faire en sorte que les femmes et les hommes un enseignement technique, professionnel ou tertia abordable. 4.4 Augmenter considérablement le nombre de j notamment techniques et professionnelles, néces et à l’entrepreneuriat. 4.5 Éliminer les inégalités entre les sexes dans le d des personnes vulnérables, y compris les personn situation vulnérable, à tous les niveaux d’enseigne 4.7 Faire en sorte que tous les élèves acquièrent pour promouvoir le développement durable, notam et de modes de vie durables, des droits de l’homm culture de paix et de non-violence, de la citoyenn culturelle et de la contribution de la culture au dév 4.a Faire construire des établissements scolaires handicapées et aux deux sexes ou adapter les étab d’apprentissage effectif qui soit sûr, exempt de vio 4.b Augmenter considérablement à l’échelle mond pays en développement, en particulier aux pays le 4.c Accroître considérablement le nombre d’ense avancés et les petits États insulaires en développe

ODD 5 Parvenir à l’égalité des sexes et a

5.1 Mettre fin, dans le monde entier, à toutes les des filles. 5.2 Éliminer de la vie publique et de la vie privée t aux filles, y compris la traite et l’exploitation sexue

5.3 Éliminer toutes les pratiques préjudiciables, tell ou forcé et la mutilation génitale féminine. 5.6 Assurer l’accès de tous aux soins de santé se puisse exercer ses droits en matière de procréatio 5.b Renforcer l’utilisation des technologies clefs, e pour promouvoir l’autonomisation des femmes.

ODD 7 Garantir l’accès de tous à des services é coût ab

7.2 Accroître nettement la part de l’énergie renouv à 2030.

ODD 8 Promouvoir une croissance économique productif et un trava

8.5 Parvenir au plein emploi productif et garantir à t les jeunes et les personnes handicapées, un travai égale. 8.6 Réduire considérablement la proportion de jeu 8.8 Défendre les droits des travailleurs, promouv protection de tous les travailleurs, y compris les m un emploi précaire. 8.10 Renforcer la capacité des institutions financiè de tous aux services bancaires et financiers et aux

ODD 10 Réduire les inégalités da

10.2 Autonomiser toutes les personnes et favorise indépendamment de leur âge, de leur sexe, de le ethnique, de leurs origines, de leur religion ou de l 10.7 Faciliter la migration et la mobilité de façon o notamment par la mise en œuvre de politiques de

ODD 13 Prendre d’urgence des mesures pour lu répercu

13.1 Renforcer, dans tous les pays, la résilienc climatiques et aux catastrophes naturelles liées au 13.2 Incorporer des mesures relatives aux cha stratégies et la planification nationales. 13.3 Améliorer l’éducation, la sensibilisation et les qui concerne l’adaptation aux changements clima de leur impact et les systèmes d’alerte rapide. 13.a Mettre en œuvre l’engagement que les pay Nations Unies sur les changements climatiques on sources 100 milliards de dollars des États-Unis pa pays en développement en ce qui concerne les m de leur mise en œuvre et rendre le Fonds vert po dans les plus brefs délais des moyens financiers n

13.b Promouvoir des mécanismes de renforcem avancés et les petits États insulaires en déve planification et de gestion pour faire face aux notamment sur les femmes, les jeunes, la populat

ODD 15 Préserver et restaurer les écosystème durable, gérer durablement les forêts, lutter c processus de dégradation des sols et mettr

15.1 garantir la préservation, la restauration et l’e des écosystèmes d’eau douce et des services conn les montagnes et les zones arides, conformé internationaux. 15.2 Promouvoir la gestion durable de tous les ty restaurer les forêts dégradées et accroître cons niveau mondial. 15.3 Lutter contre la désertification, restaurer les touchées par la désertification, la sécheresse et les neutre en matière de dégradation des terres.

15.5 Prendre d’urgence des mesures énergique mettre un terme à l’appauvrissement de la biodiver leur extinction. 15.9 Intégrer les valeurs des écosystèmes et de locale, dans les mécanismes de développement e

ODD 16 Promouvoir l’avènement de sociétés pa durable, assurer l’accès de tous à la justice et me efficaces, responsable

16.6 Mettre en place des institutions efficaces, res

ODD 17 Renforcer les moyens de mettre en œuv et le rev

17.1 Améliorer, notamment grâce à l’aide internati de ressources nationales en vue de renforcer le d’autres recettes. 17.2 Faire en sorte que les pays développés hon publique au développement, notamment celui pris revenu national brut à l’aide aux pays en développe aux pays les moins avancés

17.4 Aider les pays en développement à assurer l politiques concertées visant à favoriser le fina restructuration, selon le cas, et réduire le sure extérieure des pays pauvres très endettés. 17.5 Adopter et mettre en œuvre des dispositifs v pays les moins avancés. 17.14 Renforcer la cohérence des politiques de dé

SDG 1 Armoede beëindigen

1.1 Extreme armoede uitroeien 1.3 Nationaal toegeëigende systemen en maatrege 1.5 De weerbaarheid versterken van de armen verminderen ten opzichte van extreme klimaatscho en rampen

SDG 2 Honger beëindigen, voedselzekerheid en b bevord

SDG 3 Gezonde levens verzekeren e

SDG 4 Inclusief en kwalite

SDG 5 Bereik gendergelijkheid en empo

SDG 7 Verzeker toegang tot betaalbare, betrouwba

7.2 Tegen 2030 in aanzienlijke mate het aandee verhogen

SDG 8 Bevorder aanhoudende, inclusieve en duurz tewerkstelling en waardig werk voor iedereen

SDG 10 Dring ongelijkheid

10.2 De sociale, economische en politieke inclus ongeacht leeftijd, geslacht, handicap, ras, etniciteit status 10.7 Ordelijke, veilige en verantwoorde migratie en de uitvoering van een gepland en goed beheerd mi

SDG 13 Neem dringend actie om de klimaa

SDG 16 Bevorder vreedzame en inclusieve same verzeker toegang tot justitie voor iedereen en bouw en toegankelijke

16.6 Doeltreffende, verantwoordelijke en transpara

SDG 17 Versterk de implementatiemiddelen en duurzame o