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Resolutie visant à modérer les rémunérations des dirigeants des entreprises publiques autonomes (déposée par Mme Karine Lalieux et consorts) Doc si 0752/001 de tes originale - Groën uverture Abréralons dans la numérotton des publications (DOG 54 000000: | Document parementae de a 54° égislaure sui du n° de base et un conséeutt om (Questions et Réponses écris Gr Version Prasore du Gampte Rendu intégral CRABV: Gambie Rendu Anaique

Détails du document

🏛️ KAMER Législature 54 📁 0752 Resolutie 📅 2015-01-08 🌐 FR
Status ⊘ VERVALLEN KAMER
Commission INFRASTRUCTUUR, VERKEER EN OVERHEIDSBEDRIJVEN
Auteur(s) Karine, Lalieux (PS); Laurent, Devin (PS); Emir, Kir (PS)

🗳️ Votes

Partis impliqués

PS

Texte intégral

PROPOSITION DE RÉSOLUTION

1149 DE BELGIQUE visant à modérer les rémunérations des dirigeants des entreprises publiques autonomes (déposée par Mme Karine Lalieux et consorts) 8 janvier 2015

g n ) on de luttes originales – Groen Ouverture

DÉVELOPPEMENT

MESDAMES, MESSIEURS, La présente proposition reprend le texte de la proposition La crise financière nous a montré combien le secteur bancaire était déconnecté de l’économie réelle. Elle a aussi mis en lumière les salaires de ses dirigeants qui étaient, eux, déconnectés aussi bien de toute réalité économique que de la politique salariale mise en œuvre dans leur entreprise. Alors que la crise économique qui s’en est ensuivie a charrié restructurations et licenciements massifs, alors que les travailleurs et leurs familles font difficilement face aux coûts de la vie, alors que les mots indexation et croissance de la norme salariale sont presque devenus tabous dans la sphère patronale, les rémunérations des grands patrons ne connaissent pas la crise. Et pas seulement dans le secteur bancaire. Il suffit de s’attarder sur les rémunérations des dirigeants des entreprises du Bel 20 pour s’en rendre compte. En 2009, on pouvait apprendre que certains avaient déjà oublié la crise qui secouait le monde économique un an plus tôt: 7 millions pour le patron d’Inbev, près de 3 millions pour celui de Delhaize, 1 million pour celui d’Umicore, 1 million pour celui de bpost (anciennement, La Poste), plus de 2 millions pour celui de Belgacom… Toutes les rémunérations de 2010 ne sont pas encore connues, mais alors qu’on prédit une croissance de plus de 37 % des profits globaux des entreprises du Bel  20, il est permis de croire que ces rémunérations vont augmenter elles-aussi. En atteignant de tels sommets, ces salaires ne recouvrent plus de réalité économique. Qu’est-ce qui peut justifier de telles sommes? Quelles réalisations, quelle dépense d’énergie, quelle prise de risques peut amener à constituer et à mériter de tels salaires? Cette déconnexion prend toute son ampleur si l’on mesure l’échelle de salaire au sein d’une même entreprise! Delhaize, par exemple: le patron gagne 123 fois plus qu’une caissière avec une ancienneté de 5 ans. Chez Inbev, un jeune cadre gagne 111 fois moins que l’administrateur délégué. Même si, dans les entreprise publiques autonomes, (EPA) on tombe sous la barre du rapport 1 à 100, dans

certaines, on reste au-delà du rapport de 1 à 40, maximum, recommandé par la doctrine économique d’avant la financiarisation de l’économie, qui a débuté dans les années 80. Lorsque l’on sait que des grands patrons comme JP Morgan ou Henry Ford préconisaient, respectivement, une échelle de salaire de 1 à 20 et de 1 à 40 au sein d’une même entreprise, on peine à comprendre le ratio actuel. Certains ironiseront peut-être sur ces patrons d’un autre temps, sur une époque révolue…mais produire une voiture ou s’occuper de finance reste la même activité économique, seules les rémunérations ont explosé, pas le métier.

C’est intéressant de noter que l’explosion des rémunérations des dirigeants intervient à l’époque Thatcher/ Reagan, quand les néo-libéraux ont fait exploser l’économie pour la financiariser. D’un écart de salaire inférieur au rapport de 1 à 30 fin des années 70, on est passé, dès la fin des années 80, à des écarts de 1 à de 250! Ces salaires ne sont que le reflet d’une idéologie, où les salaires des grands patrons comportent beaucoup de zéros et ne recouvrent aucune réalité économique.

Il faut entamer un débat sur les salaires fous des patrons, en général, et, pour les auteurs de cette proposition de résolution, les pouvoirs publics doivent donner le ton et inscrire les rémunérations des dirigeants des EPA dans une approche raisonnable; il faut modérer la rémunération des dirigeants des EPA, tant en ce qui concerne la partie fixe du salaire que les bonus et revenir au ratio d’avant les années de l’argent fou: de 1 à 20.

Karine LALIEUX (PS)

Laurent DEVIN (PS)

Emir KIR (PS)

A. considérant que la financiarisation de l’économie a entraîné une explosion des salaires des dirigeants des entreprises; B. considérant que la crise financière, qui a mis l’économie genou à terre, impose de reconnecter les rémunérations à la réalité économique; C. considérant que les entreprises publiques autonomes (EPA) ne peuvent pas s’inscrire dans une politique de rémunération excessive pour leurs dirigeants

DEMANDE AU

GOUVERNEMENT

de préciser dans les futurs contrats de gestion et dans les prochaines désignation des dirigeants des entreprises publiques que la rémunération des top managers doit respecter un écart de 1 à 20 maximum par rapport au salaire médian au sein de l’entreprise. 26 novembre 2014 Centrale drukkerij – Imprimerie centrale