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ECLI:BE:RVSCE:2025:ARR.262.549

Détails de la décision

🏛️ Conseil d'État 📅 2025-03-05 🌐 FR Arrêt Afstand

Matière

bestuursrecht

Législation citée

ordonnance du 18 novembre 2021

Résumé

Arrêt no 262.549 du 5 mars 2025 Aménagement du territoire, urbanisme, environnement et affaires connexes - Permis d'urbanisme et permis mixtes Décision : Désistement d'instance

Texte intégral

CONSEIL D’ÉTAT, SECTION DU CONTENTIEUX ADMINISTRATIF LE PRÉSIDENT DE LA XIIIe CHAMBRE no 262.549 du 5 mars 2025 A. 234.355/XIII-9371 En cause : K.H., ayant élu domicile chez Me Tamara BILLY, avocat, avenue Baudouin de Constantinople 2 7000 Mons, contre : la commune de Manage, représentée par son conseil communal, ayant élu domicile chez Me Edwige SPAMPINATO, avocat, avenue de la Toison d’Or 77 1060 Bruxelles, Partie intervenante : G.D., ayant élu domicile chez Me Alexandra COLLURA, avocat, rue de Robiano 7474 7130 Binche. ------------------------------------------------------------------------------------------------------ I. Objet de la requête Par une requête introduite le 6 août 2021, la partie requérante demande l’annulation de la décision du 1er juin 2021 par laquelle le collège communal de la commune de Manage délivre à G.D. un permis d’urbanisme ayant pour objet la construction de murs de clôture sur un bien sis rue de la Tricotte, 2 à Bellecourt. II. Procédure Par une requête introduite le 13 octobre 2021, G. D. demande à être reçu en qualité de partie intervenante. Cette intervention a été accueillie par une ordonnance du 18 novembre 2021. XIII - 9371 - 1/3 Le dossier administratif a été déposé. Les mémoires en réponse et en réplique ont été régulièrement échangés. M. Quentin Picquereau, auditeur adjoint au Conseil d’État, a rédigé un rapport sur la base de l’article 12 du règlement général de procédure. Le rapport a été notifié à la partie requérante par un courrier recommandé du 22 novembre 2024. M. Quentin Picquereau, auditeur, a rédigé une note le 13 janvier 2025 demandant que soit mise en œuvre la procédure organisée par l’article 14quater de l’arrêté du Régent du 23 août 1948 déterminant la procédure devant la section du contentieux administratif du Conseil d’État. Par une lettre du 16 janvier 2025 le greffe a notifié à la partie requérante que la chambre allait statuer en décrétant le désistement d’instance à moins qu’elle ne demande, dans un délai de quinze jours, à être entendue. Par ailleurs, par un courrier du 30 janvier 2025, la partie requérante a informé le Conseil d’État de son souhait de se désister de son recours. Il est fait application des dispositions relatives à l’emploi des langues, inscrites au titre VI, chapitre II, des lois sur le Conseil d’État, coordonnées le 12 janvier 1973. III. Désistement d’instance L’article 21 des lois sur le Conseil d’État, coordonnées le 12 janvier 1973, dispose en son alinéa 7, qu’il existe, dans le chef de la partie requérante, une présomption de désistement d’instance lorsqu’elle n’introduit aucune demande de poursuite de la procédure dans un délai de trente jours à compter de la notification d’un rapport de l’auditeur concluant au rejet du recours. La partie requérante n’ayant pas introduit de demande de poursuite de la procédure dans le délai imparti et n’ayant pas non plus demandé à être entendue, elle est donc présumée légalement se désister de son recours. XIII - 9371 - 2/3 IV. Indemnité de procédure La partie adverse sollicite une indemnité de procédure de 700 euros. Il y a lieu de faire droit à sa demande. PAR CES MOTIFS, LE CONSEIL D’ÉTAT DÉCIDE : Article 1er. Le désistement d’instance est décrété. Article 2. Une indemnité de procédure de 700 euros est accordée à la partie adverse, à la charge de la partie requérante. La contribution prévue à l’article 66, 6o, du règlement général de procédure, liquidée à la somme de 20 euros, est mise à la charge de la partie requérante. Les autres dépens, liquidés à la somme de 350 euros, sont mis à la charge de la partie requérante, à concurrence de 200 euros, et à la charge de la partie intervenante, à concurrence de 150 euros. Ainsi prononcé à Bruxelles le 5 mars 2025, par la XIIIe chambre du Conseil d’État, composée de : Luc Donnay, conseiller d’État, président f.f., Céline Morel, greffier. Le Greffier, Le Président, Céline Morel Luc Donnay XIII - 9371 - 3/3 Document PDF ECLI:BE:RVSCE:2025:ARR.262.549